Art sacré en milieu rural dans le pays niçois

Le pays niçois recèle de nombreuses chapelles peintes. À l’instar des paysans, marchands et autres pèlerins, vous pourrez vous y réfugier pour quelques minutes ou quelques heures.

 

Rattaché à la France seulement en 1860, le pays niçois est le paradis des randonneurs. Mer, montagne, villages médiévaux, sites naturels exceptionnels… Et pour les férus d’histoire et d’art sacré, c’est un fabuleux territoire de découverte.

Les chapelles peintes, parfois même entièrement, y sont très nombreuses. Les scènes représentées sont inspirées des images traditionnelles du catholicisme — la vierge, les saints — et plus largement de la foi. On y trouve également des scènes de la vie quotidienne qui témoignent du mode de vie d’antan.

Ce livre est un magnifique périple au cœur de l’art sacré dans le pays niçois.

 

Chapelles peintes du pays niçois

Textes Germaine-Pierre Leclerc, 175 pages, 30 € aux éditions Edisud

Carpaccio, bouillabaisse ou loup grillé ?

Dorade, rouget, sar, rascasse, loup, poulpe, violet… La cuisine méditerranée fait la part belle aux produits de la mer. Enfin réédité, « Les poissons de la Méditerranée » vous permettra de les reconnaître et de les cuisiner.

 

Le cuisine du cabanon

Opus majeur de l’art de vivre à la Provençale, la cuisine des produits de la mer fraîchement péchés par les pescadou (pêcheur en provençal) n’est rien d’autre que pur bonheur. Les prises ramenées avec une certaine dose de fierté — voire de fanfaronnerie ! — sont souvent simplement grillées ou utilisées pour préparer la fameuse bouillabaisse et sa soupe de poissons de roche. Un délice agrémenté de croutons grattés à l’ail et de rouille, célèbre mayonnaise parfumée au safran notamment.

La pêche est largement présente dans le folklore et la tradition provençale. Figure emblématique de l’opérette marseillaise, Alibert chantait « le plaisir de la pêche » après-guerre :

Ah, qu’il est doux le plaisir de la pêche !
C’est le régal parfait
Du joyeux Marseillais
Le plus feignant pour pêcher se dépêche
Le plus blasé ne s’en lasse jamais
Quand ça pite, pite, pite
Quand ça pite à l’hameçon

On retire vite, vite
On retire le poisson

Pour écouter la chanson et vous mettre dans l’ambiance tout en continuant à lire l’article : cliquer ici !

 

Un temps pour tout

Tous les poissons ne se pêchent pas à la même heure. Si le sar paresseux se pêche plutôt tard le soir, le vaillant pageot, lui, est à pied d’œuvre dès le petit matin. Quant à la dorade à la robe argentée, c’est de préférence la nuit qu’elle mordra à l’hameçon.

Dès lors, il ne vous reste plus qu’à choisir votre heure et votre technique : à l’agachon(1) pour les poissons de fond, à la canne ou à la palangrotte, depuis la rive ou à bord du pointu(2) .

 

Un ouvrage complet

« Les poissons de la Méditerranée » vous apprendra à reconnaître et à cuisiner toutes les espèces. Il vous apprendra également 1001 informations cocasses ou surprenantes et répond à toutes sortes de questions saugrenues. Vous y découvrirez par exemple l’origine de la bouillabaisse, pièce maîtresse à la fois de la cuisine et de la culture provençale.

Dans ce livre, chaque espèce de poisson et crustacé est associée une recette typique des cuisines traditionnelles de tout le pourtour du bassin méditerranéen. Un véritable voyage gourmet autour de la Grande Bleue. Au total, 200 recettes aussi saines qu’appétissantes.

Autant dire que cet ouvrage est destiné aussi bien aux pêcheurs passionnés qu’aux gastronomes confirmés !

Quelques spécificités de la Méditerranée

Cette « mer au milieu des terres » (mare medi terra en latin) n’est ouverte sur l’océan que par le minuscule détroit de Gibraltar — 14 km seulement ! —, au sud de la péninsule ibérique.

« Jeune » de 65 millions d’années et bien que pauvre en nutriments et en plancton comparé à d’autres mers, la Méditerranée recèle environ 600 espèce de poissons. Les espèces animales et végétales acclimatées apprécient ses eaux tempérées — oscillant entre 13 °C l’hiver et 25 °C l’été — et sa teneur en sel.

La Mare Nostrum est le berceau des civilisations occidentales. C’est aussi une voie commerciale prépondérante dès l’Antiquité. Elle constitue le facteur essentiel de développement des peuples et cultures qui ont choisi son climat tempéré et ses paysages essentiellement calcaires.

La mer Méditerranée est le théâtre épique de l’Odyssée d’Ulysse. Le roi marin y rencontre diverses créatures mythologiques et déités plus ou moins bien intentionnées…

 

 

(1) du provençal « agachar » (surveiller, regarder, être aux aguets), l’agachon est une technique de pêche sous-marine.

(2) un pointu est une barque de pêche également appelée « barquette » dans la région de Marseille.

Crédit photo Jeremy Stewart

 

 

Les poissons de la Méditerranée

De Alan Davidson, 304 pages, 20 € aux éditions Edisud.

 

La Bible de la Garrigue

Cet univers à part entière vous parait désertique ? « La Garrigue », enfin une véritable bible riche de plus de 3000 photos grandeur nature ! Mais qui sont les habitants de ce milieu si spécifique ?

 

Le premier ouvrage de référence sur la garrigue

Quand on demande à l’auteur, Jean-Michel Renault, pourquoi il a eu envie de faire ce livre, sa réponse est d’une grande simplicité : « je voulais un livre qui réponde à mes propres questionnements ». Et comme il n’existait jusqu’alors aucun ouvrage de référence qui répertorie l’ensemble des espèces animales et végétales constituant le « peuple de la garrigue », il se lance…

Armé de son appareil photo, il nous livre le résultat d’un travail colossal, richement documenté et agrémenté de plus de 3000 photos grandeur nature. Une véritable « bible » de la garrigue. Son histoire, sa géologie, sa faune et sa flore.

 

 

 

3 000 photos grandeur nature

« La Garrigue » présente l’écosystème de ces terres calcaires avec pas moins de 3000 photos grandeur nature. Idéal pour reconnaître à coup sûr toutes les espèces croisées en chemin.

Vous y trouverez un inventaire exhaustif de TOUTES les espèces animales et végétales présentes sur le terrain :

  • Les espèces végétales comestibles — telles que les salades de printemps — ainsi que les espèces toxiques,
  • Les orchidées — pas moins d’une centaine d’espèces ! —,
  • Les papillons,
  • Les serpents et reptiles dont le sympathique gecko (tarente de Mauritanie) à l’allure de dragon miniature ou le lézard ocellé qui se pavane sur la couverture du livre,
  • Les insectes dont les 5 (oui, 5 !) espèces de cigales, porte-drapeaux du sud-est de la France,
  • Les araignées.

 

La garrigue au fil du temps

La garrigue en France occupe quelques 400 000 hectares localisés en Provence et dans le Languedoc. Avant que l’Homo sapiens ne se sédentarise il y a 7 000 ans, la forêt méditerranéenne régnait en maîtresse des lieux.

La garrigue est née avec l’apparition de l’agriculture et le défrichage. De nombreuses espèces en provenance d’Afrique du Nord s’acclimatent, les paysages et l’écosystème se façonnent pour devenir ces terres arides et pourtant grouillantes de vie qui constituent la garrigue.

Mais depuis un siècle, l’Homme délaisse les campagnes et le mode de vie agricole. La forêt tend à regagner du terrain : les espèces qui peuplaient la forêt primaire (le chevreuil par exemple) reviennent, certaines espèces typiques de l’écosystème garrigue (telles que la perdrix rouge) tendent à disparaître. Et les espèces invasives se multiplient. Oui, aujourd’hui, la garrigue est bel et bien en danger.

 

Les coups de cœur de l’auteur

Le travail colossal accompli par l’auteur sur le terrain puis de compilation, de classement et de documentation révèle des choses incroyables, totalement inattendues, fascinantes. Quelles sont les coups de cœurs de Jean-Michel Renault, ses « chouchous de la garrigue » ?

« J’ai découvert que la garrigue recèle plus d’une centaine d’espèces d’orchidées terrestres. Chacune ayant développé des stratagèmes de survie. Le mimétisme par exemple, pour attirer à elles les insectes pollinisateurs. Chaque espèce d’orchidée est en symbiose totale avec une espèce d’insecte spécifique. Ils sont interdépendants.

Et que dire du lézard ocellé qui se pare d’écaille bleues pour aller draguer ? »

 

 

L’auteur

Jean-Michel Renault est l’auteur de plus de 30 guides touristiques et de balades. Il fait ses débuts en tant que dessinateur de presse à 19 ans avec René Goscinny au sein du magazine Pilote. Il est également auteur de bandes dessinées et de strip comics.

Mais depuis tout petit Jean-Michel est aussi et surtout passionné par la nature. Il aime observer et se dit lui-même « amateur bac + 45 » ! Son insatiable soif de connaître et de comprendre l’a conduit à « commettre » cet incroyable ouvrage dont le tome 2 est en préparation…

 

La Garrigue

336 pages et 3000 photos grandeur nature

Textes et photos de Jean-Michel Renault aux éditions Edisud

Île de Ré : l’île aux trésors

Le patrimoine de l’île de Ré est d’une grande richesse. Si riche que ce livre fera découvrir des trésors aux amoureux de toujours de l’île… On y trouve des vestiges de l’époque Romaine, des traces d’origine Celte. Terre riche de légendes et d’une culture caractéristique bien ancrée, l’île de Ré prend vie sous la plume (textes et dessins) de Patrick Ollivier-Elliott.

L’auteur-illustrateur a publié de nombreux ouvrages dédiés à la découverte “attentive” des terroirs : Luberon Pays d’Apt, Les Barronies mode d’emploi, Trièves, Une Provence de senteurs, Trièves, Patrimoine des vallées du Mont Blanc… Il balade sa plume de monts en vallées pour nous en livrer l’essence.

Mais revenons sur notre île ! Le livre Regards sur le patrimoine de l’île de Ré recèle près de 300 dessins à la plume et inventorie avec précision l’ensemble du patrimoine architectural de la quatrième plus grande île de la France métropolitaine.

 

Regard sur le patrimoine de l’île de Ré

Textes et dessin dePatrick Ollivier-Elliott

216 pages, 22 € aux Éditions Edisud collection “Carnets d’un voyageur attentif”

Voir tous les livres de la collection “Carnets d’un voyageur attentif

365 recettes du pays d’Ardennes

Vous avez un a priori sur la cuisine des Ardennes ? Erreur ! Découvrez la cuisine des familles de cette région chaleureuse, patrie d’Arthur Rimbaud.

 

Salade au lard, viandes en sauce à la mode ardennaise, galettes au sucre… La cuisine Ardennaise est bien ancrée dans son terroir ! La part belle est faite au gibier et aux préparations qui sont autant d’invitations à rester à table des heures durant.

Native de Séchenal, tout près de Charleville-Mézière, Lise Besème-Pia est passionnée et spécialiste des traditions locales. Cuisine, légendes, particularités linguistiques et coutumes des Ardennes : elle connait tout de l’identité culturelle et territoriale de sa région chérie !

Lise Besème-Pia n’en est pas à son coup d’essai : elle est déjà l’auteure du Petit traité savant des confitures sauvages, du Petit traité gourmand du Pain d’Épices, d’un livre de recettes autour du Biscuit Rose de Reims et de Galettes, gaufres et gaufrettes aux Éditions Equinoxe.

 

C’est à Confucius que l’on doit cette citation : « Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez plus à travailler un seul jour de votre vie ». Et c’est comme ça que Lise Besème-Pia voit la vie…

 

 

365 recettes du pays d’Ardennes

de Lise Bésème-Pia aux éditions Edisud, collection Voyages Gourmands

Prix de vente : 17 €

L'olivier dans le bons sens & Lutter contre les ravageurs de l'olive, Editions Equinoxe

Mieux connaître et soigner l’olivier

Chargé de symbolique, l’olivier est l’arbre emblématique de la culture méditerranéenne. Les Éditions Edisud vous proposent 2 nouveaux ouvrages pour mieux les connaître et lutter contre les ravageurs de l’olive.

 

Encore des livres sur les oliviers ?!

Il est vrai que les livres traitant la thématique de l’olivier, arbre emblématique du style de vie Méditerranéen, ne manquent pas. Alors, pourquoi ces deux nouveaux ouvrages ? Parce que le sujet est inépuisable tant l’arbre est ancré dans nos cœurs !

 

Les ravageurs de l’olive

Dans cet ouvrage, Jean Lecomte du CNRS et amateur de macrophotographie se penche sur les ravageurs de l’olive. Qui sont-ils ? Acariens, cochenille, cicadelle et autre teigne s’attaquent à l’arbre et provoquent des dégâts importants aux feuilles et aux fruits.

Grâce aux photographies et aux descriptions détaillées de chacune de ces charmantes bestioles, vous apprendrez à reconnaître les ravageurs de l’olive et à protéger les arbres par des traitements adaptés, en particulier pendant la délicate période de floraison.

Reconnaître et lutter contre les ravageurs de l’olive,

18 € aux éditions Edisud, collection Le choix durable.

 

L’olivier dans le bon sens

Avec ce livre, le passionné et curieux de tout Jean-Paul Florentino nous fait partager une de ses passion. Ancien enseignant à l’Éducation Nationale, il a gardé de sa carrière le goût du partage de son savoir.

Pour rédiger L’olivier dans le bon sens, il s’entoure de spécialistes qui ont contribué à documenter le livre :

  • Christine Cheylan, oléicultrice à Lançon de Provence,
  • Christian Pinatel, oléologue au centre technique de l’olivier d’Aix-en-Provence,
  • Nathalie Serra-Tosio, dirigeante de la société Barle-Serra-Tosio et spécialiste de l’olive.

L’olivier dans le bon sens de Jean-Paul Florentino

352 pages, 32,50 € aux éditions Edisud hors collection

 

L’olivier dans le monde

 

Autour de la Méditerranée

Chaleur, soleil et pluviométrie moyenne : l’olivier adore le climat de type méditerranéen.

 

Sur notre planète, les oliveraies recouvrent près de 9 millions d’hectares. Et c’est sans compter sur les oliviers sauvages, nombreux dans les forêts méditerranéennes. Les plus grandes surfaces se trouvent en périphérie de la Grande Bleue.

L’Espagne, l’Italie et la Turquie fournissent à elles seules 80 % de la production mondiale d’huile d’olive… Et si l’olivier est également présent en France et dans les pays du Maghreb, n’oublions pas de citer du Portugal qui a choisi l’olivier comme emblème !

Reconnaître et lutter contre les ravageurs de l'olive avec des traitement adaptés, Editions Edisud

 

 

Ailleurs dans le monde

Bien qMieux connaître les oliviers avec "L'olivier dans le bon sens", Editions Edisudu’il n’apprécie ni les zones arides ni le froid, l’olivier est présent sur les 5 continent. On trouve des oliviers en Amérique latine, en Argentine principalement. Plus étonnant : l’olive se cultive aussi en Australie, aux États-Unis, au Japon, en Arabie Saoudite… et même en Chine !

 

 

 

L’olivier et la symbolique

L’olivier est un arbre à haute valeur symbolique. À tel point qu’on le retrouve aussi bien dans la tradition que dans la littérature et au travers l’histoire. Dans la mythologie grecque, on raconte que la déesse Athéna fit jaillir un olivier de terre pour nourrir et soigner les hommes. L’arbre est devenu l’emblème de la ville d’Athènes.

Force, sagesse , victoire : Ulysse, dans l’Odyssée d’Homère, crève l’œil du cyclope avec un pieu en bois d’olivier. Et dans la Grèce antique, les vainqueurs des jeux olympiques recevaient une couronne en rameaux d’olivier en guise de médaille.

Patience et fidélité : toujours dans l’Odyssée, le lit conjugal de Pénépole et de son époux est taillé dans le même bois.

Immortalité : l’arbre est réputé pour la longévité exceptionnelle. Et c’est à la présence de rameaux d’olivier brodés sur leurs costumes que les membres de l’Académie française doivent leur surnom Les « immortels ».

Paix et réconciliation : dans la bible, c’est grâce à une petit branche d’olivier ramenée par la colombe que Noé comprend que le déluge touche à sa fin. Aujourd’hui, une couronne de rameaux d’olivier orne le drapeau de l’ONU.

 

 

 

La Garrigue : flore & faune au naturel

La garrigue est à la Provence ce que le maquis est à la Corse et la lande à la Bretagne.

Paysage insolite, la garrigue provençale et languedocienne est un écosystème à part entière où cohabitent espèces endémiques et espèces en provenance des rivages d’Afrique.

Sa palette de verts — vert sombre, gris-vert, vert lichen,… — est constellée de petites touches de couleur chatoyantes. En été, écrasée sous la chaleur, la garrigue vit au rythme lent du soleil du Midi dans le doux vacarme incessant du chant des cigales.

En France, du Languedoc aux Alpes-Maritimes, la garrigue couvre une surface de 400 000 hectares. Chênes kermes, oliviers, genévriers cade, cyste, thym ou asphodèles abritent une faune d’une grande diversité : d’apparence austère, la garrigue grouille de vie…

 

La Garrigue

 

Textes et photos de Jean-Michel Renault

Prix de vente : 36 €